Ecrire jusqu'à ne plus rien avoir à dire

 Ecrire jusqu'à ne plus rien avoir à dire
Les Corbeaux






On a tous des secrets , des envies, des dégoûts , tant de choses que l'on ne saura jamais expliquer et que pourtant, on voudrait faire partager. Ces moments si noirs , si envahissants qui nous coupent le souffle, nous retiennent et nous empêchent d'avancer. On voudrait tous un jour crier au monde bien trop sourd, ces secrets si lourds qui grandissent en nous. Il y aussi ces moments de bonheur que l'on a effleuré du bout des ailes que l'on aimerait transmettre mais comment ? Comment transmettre cette peine et cette joie qui nous a fait avancer? Comment peindre le monde de telle façon qu'il ne soit ni blanc ni noir? Comment éviter qu'il ne soit gris ? Le gris est fourbe, mal intentionné, inanimé! Il est morne et terne.
On dit souvent que le monde n'est ni tout blanc ni tout noir, mais qu'il est gris. Je ne suis pas d'accord. Le gris c'est le béton, qui aime le béton? Le gris c'est le noir inachevé, or il faut toujours terminer ce que l'on a entrepris . Le gris c'est du blanc qui a mal tourné, un bonheur dilué, une paix perturbée. Le gris c'est ce que je veux bannir de ces lignes maladroites qui ont l'air d'un mur de béton, froid et terne. Non je veux que mon histoire sois d'un vert, un vert magnifique et serein. Un vert sombre mais flamboyant , un vert dur mais doux au murmure. Oui c'est comme ça qu'à travers ces lignes je veux transmettre la couleur d'une vie: un vert autoritaire aux allures illuminés!
Et si ces lignes pourrait t'ennuyer tu as juste à refermer ce vieux cahier froissé. En attendant je commencerais sur la prochaine page le début des corbeaux mais pour savoir qui ils sont tu devras attendre la fin de este cuento verde , alors à bientôt!






Arsinoé , le 17 mars 2020.


# Posté le dimanche 05 avril 2009 13:40

Modifié le mardi 07 avril 2009 19:38

L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée. [André Laurendeau]

 L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée.   	[André Laurendeau]


Je vivais dans cette ville paisible où il faisait beau et les oiseaux chantaient une mélodie du bonheur comme il n'en existait nulle part. Le Soleil brillait au dessus de nos têtes comme pour nous annoncer une éternelle félicité.
A Ecin les vagues me murmuraient des choses si douces , si agréables...Le vent marin me murmurait combien la vie était belle et les fées qui logeaient dans les humbles rochers m'annonçait une vie haute en couleur . Et des couleurs j'en voyais mais tellement... ce ciel, ce ciel azur qui planait au dessus des collines... Les couleurs étaient partout là où on regardait, sur les voitures, les galets, sur le sourire des gens.
Et je me souviens d'avoir vécu dans un endroit merveilleux, près d'Ecin là où les pins dansaient sur les collines, là où des milliers de couleurs éclataient sur le visage des gens. On appellera cet endroit, la Cité du soleil.
Des petits sentiers parcouraient cet endroit orné de fleurs aux milles senteurs et la verdure s'étendait à perte de vue.Des couleurs comme il y en avait ! Et je me souviens de nos sourires lorsque la balançoire nous faisait battre des ailes et que nous croyons s'envoler dans les nus bienveillants. Nos escapades à la source, ce parc où nous jouions à cache-cache, vous en rappelez-vous ? Il me semble encore que nos sourires si cachent...

On tous connu une Cité du Soleil , une vallée des merveilles ... Ah que c'était bon de se courir après , une bombe à eau dans les mains en riants aux éclats sans penser aux rhumes du lendemain!

Et je copiais des des lignes sur les marches de la cour de récré, parce que mes lèvres ne pouvaient pas s'empêcher de parler . Parler de tout et de rien juste pour le plaisir, parler pour voir des sourires, parler parce qu'il faut de faire entendre. Et quand c'était finis, je jouais à la marelle, on riait quand n ne savait pas sauter une case. Savions nous seulement qu'il ne fallait pas aller trop vite? Le but c'était d'atteindre, le plus , le sommet. Mais l'avais-je compris? Non, je me marrais de tomber parce que je ne tenais pas l'équilibre.
D'ailleurs c'est parce que je ne tenais pas debout que l'herbe sautait sur mes genoux, la maligne. Courir et faire la farandole en chantant des paroles folles pendant que le jet d'eau inondait la gazon vert de gaieté.
Et pour ajouter un peu de piquant dans ces histoires, je concourais dans le jeu le plus stupide qui pouvait exister: à celui qui boirait le plus de verre salé.








# Posté le lundi 20 avril 2009 12:55

Modifié le dimanche 26 avril 2009 14:47

> La beauté, c'est comme l'alcool ou le confort, on s'y habitue, on n'y fait plus attention...

  >  La beauté, c'est comme l'alcool ou le confort, on s'y habitue, on n'y fait plus attention...






Quelque part, le rêve n'existe pas et tu reviens brutalement à la réalité, 7 ans ou pas. Tu sais très bien que Buffy contre les vampires n'existe pas même si tu essaies d'y croire. Pourtant vu ton jeune âge tu devrais mais quelque chose t'en empêche. C'est déjà dur de grandir mais quand on accélère le processus c'est angoissant. Tu comprends ce qu'il ne faut pas comprendre, tu ne comprends pas ce qu'il faudrait. Quand tu regardais Peter Pan tu disais: "un homme ça ne peut pas voler" au lieu de t'imaginer avec lui, planant au dessus du Big Ben.

Pourquoi? Tu n'auras jamais la réponse à ta question. Arrête de la chercher il n'y en pas.
Tu sais juste que tu passais tes week-ends la bas telle une boucle infinie en face de la mer, et son agitation était le reflet de l'ambiance qui régnait autour de toi. Coup de pieds dans le meuble, yeux déments, jurons qui se fracassent contre les murs, une porte qui claque, ça y est ton père n'est plus là. Toi tu joues avec ta poupée préférée et ton grand-père continue à maudire tous les gens qui passent par là, tandis que, ta grand-mère regarde sa télé comme si de rien était. Pourquoi ils criaient, tu te poses encore la question.Et pourquoi avaient-ils tout cassé? Tu te poses encore la question. Et comme c'était devenu une habitude tu ne cherchais plus à savoir.

Le soir tu ne dormais pas ou tu faisais semblant, et tu restais des heures à attendre que ton papa rentre . Tu avais 7 ans mais tu savais que quelque chose n'allait pas et que la poussière de Fée n'existait pas. Alors ce sentiment d'incertitude s'emparait de toi, sans que tu comprennes exactement la raison de tout ce désordre autour toi.
Quatre heures du matin, on entre avec fracas dans l'appartement. La discrétion n'est pas au rendez-vous et du haut de tes 7 ans tu sais que l'alcool est responsable de tout ce bruit: ça sent la bière à 100 kilomètre à la ronde. La fenêtre de la salle de bain est ouverte, la lumière s'allume, ton papa est enfin rentré, tu l'entends qui vomit à côté. Et u te rendors rassurée et tombante de fatigue, ton papa est enfin rentré.C'est pour toi une habitude alors tu t'endors sur tes deux oreilles.

Le matin, la vie reprend son cour normalement .Ou presque: pour toi ce qui est normal ne l'est pas mais ça tu ne le sais pas. A peine levée tu découvres son ton oreiller un kinder surprise et tes yeux d'enfants s'écarquille : c'est qu'il t'aime ton papa et t'offre toujours des chocolats! Ce que tu préfères c'est la surprise à l'intérieur, simple, mais elle t'occupe pendant son absence. Ou plutôt quand il ne t'emmène pas avec lui.

Cet après-midi avant de rentrer chez toi, vous sortez un peu histoire de prendre l'air. Des tours de manèges sur le bord de mer, un sourire immense déchire tes lèvres. Merci papa, j'adore m'assoir sur les chevaux de bois.
Et quand c'est terminé vous retrouvez Roger vers 14 heures. Roger c'est le patron d'un des bars où t'as souvent traînée. La-bas c'est bien mis à part la fumée, l'odeur insupportable d'alcool, on te sers de la grenadine à volonté et t'entend ton père dire à son ami Roger: tu notes. Alors toi tu en reprends en t'étonnant de jamais le voir payer. Mais même si tu croyais qu'un homme ne pouvait pas voler tu commences à hésiter.

Ici, tout le monde te connais, ton père est fière de toi, fière de sa marquise des anges, comme ils disent tous. En attendant,, il boit 5 ou 6 bière, tu les à comptées et toi tu souris, même si tu as peur des monsieurs la-bas qui chantent , qui se battent, ou encore de ceux qui boitent.

# Posté le dimanche 26 avril 2009 15:23

Modifié le dimanche 26 avril 2009 15:36