Quelque part, le rêve n'existe pas et tu reviens brutalement à la réalité, 7 ans ou pas. Tu sais très bien que Buffy contre les vampires n'existe pas même si tu essaies d'y croire. Pourtant vu ton jeune âge tu devrais mais quelque chose t'en empêche. C'est déjà dur de grandir mais quand on accélère le processus c'est angoissant. Tu comprends ce qu'il ne faut pas comprendre, tu ne comprends pas ce qu'il faudrait. Quand tu regardais Peter Pan tu disais: "un homme ça ne peut pas voler" au lieu de t'imaginer avec lui, planant au dessus du Big Ben.
Pourquoi? Tu n'auras jamais la réponse à ta question. Arrête de la chercher il n'y en pas.
Tu sais juste que tu passais tes week-ends la bas telle une boucle infinie en face de la mer, et son agitation était le reflet de l'ambiance qui régnait autour de toi. Coup de pieds dans le meuble, yeux déments, jurons qui se fracassent contre les murs, une porte qui claque, ça y est ton père n'est plus là. Toi tu joues avec ta poupée préférée et ton grand-père continue à maudire tous les gens qui passent par là, tandis que, ta grand-mère regarde sa télé comme si de rien était. Pourquoi ils criaient, tu te poses encore la question.Et pourquoi avaient-ils tout cassé? Tu te poses encore la question. Et comme c'était devenu une habitude tu ne cherchais plus à savoir.
Le soir tu ne dormais pas ou tu faisais semblant, et tu restais des heures à attendre que ton papa rentre . Tu avais 7 ans mais tu savais que quelque chose n'allait pas et que la poussière de Fée n'existait pas. Alors ce sentiment d'incertitude s'emparait de toi, sans que tu comprennes exactement la raison de tout ce désordre autour toi.
Quatre heures du matin, on entre avec fracas dans l'appartement. La discrétion n'est pas au rendez-vous et du haut de tes 7 ans tu sais que l'alcool est responsable de tout ce bruit: ça sent la bière à 100 kilomètre à la ronde. La fenêtre de la salle de bain est ouverte, la lumière s'allume, ton papa est enfin rentré, tu l'entends qui vomit à côté. Et u te rendors rassurée et tombante de fatigue, ton papa est enfin rentré.C'est pour toi une habitude alors tu t'endors sur tes deux oreilles.
Le matin, la vie reprend son cour normalement .Ou presque: pour toi ce qui est normal ne l'est pas mais ça tu ne le sais pas. A peine levée tu découvres son ton oreiller un kinder surprise et tes yeux d'enfants s'écarquille : c'est qu'il t'aime ton papa et t'offre toujours des chocolats! Ce que tu préfères c'est la surprise à l'intérieur, simple, mais elle t'occupe pendant son absence. Ou plutôt quand il ne t'emmène pas avec lui.
Cet après-midi avant de rentrer chez toi, vous sortez un peu histoire de prendre l'air. Des tours de manèges sur le bord de mer, un sourire immense déchire tes lèvres. Merci papa, j'adore m'assoir sur les chevaux de bois.
Et quand c'est terminé vous retrouvez Roger vers 14 heures. Roger c'est le patron d'un des bars où t'as souvent traînée. La-bas c'est bien mis à part la fumée, l'odeur insupportable d'alcool, on te sers de la grenadine à volonté et t'entend ton père dire à son ami Roger: tu notes. Alors toi tu en reprends en t'étonnant de jamais le voir payer. Mais même si tu croyais qu'un homme ne pouvait pas voler tu commences à hésiter.
Ici, tout le monde te connais, ton père est fière de toi, fière de sa marquise des anges, comme ils disent tous. En attendant,, il boit 5 ou 6 bière, tu les à comptées et toi tu souris, même si tu as peur des monsieurs la-bas qui chantent , qui se battent, ou encore de ceux qui boitent.